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A la une
04/01/2012 - 09:26
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Euphorique Commencement ! (mis à jour)
19/10/2011 - 00:42
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Enfin Complète ?
24/07/2009 - 13:03
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Bienvenue chez les Ensorcelantes Créatures !
De la traduction des noms - un hommage en toute bonne foi en espérant que Jean n'ait pas marreDans un commentaire sur la page 55 d'Ensorcelantes Créatures, un visiteur me fait part de son regret de voir traduire les noms des personnages, mentionnant au passage une transcription du Skywalker de Star Wars en "CoursLeCiel". Ah, l'éternelle question de la traduction des noms... Ce n'est pas aussi simple que "il ne faut pas, c'est laid". Il existe plusieurs bonnes raisonsde traduire les noms, comme il en existe de ne pas traduire. Parfois, c'est une simple question d'assimilation phonétique : pour rester dans Star Wars, sans les traduction des noms, nombre de spectateurs français en seraient encore à essayer de pronononcer "Darth" correctement. (ou bien à massacrer le nom original, ce qui ne me semble pas un résultat plus judicieux). Parfois, c'est une question de sens : le nom des personnages véhicule un message, et l'objectif du traducteur est de transmettre ce message à un public qui, par définition, saura peu, voire pas du tout, le déchiffrer dans le nom original. Cela peut même aller jusqu'à la nécessité de transcrire le nom, quand le message passe par une référence culturelle propre au pays d'origine ou à tout le moins inconnue dans le pays pour lequel on traduit. Ainsi du Ford Escort du Guide [...] Galactique, dont le nom original, Ford Prefect, n'aurait pas véhiculé :) à la fois le caractère comique (Ford pense s'être choisi un nom qui n'attirera pas l'attention), la référence automobile (qui, en France, connaît la Ford Prefect ?) et l'aspect "chef, guide parmi ses pairs" du Prefect. Parfois même, c'est une question de cohérence du récit, de forme ou de fond : le nom peut servir de support à un jeu de mot, purement gratuit, parce que l'auteur avait juste envie de le faire, parfois non, parce que l'auteur base la trame sur le double sens du jeu de mot. Ainsi, encore dans le Guide, du Stavromula Beta original, que le traducteur, dans l'esprit des innombrables noms en jeu de mot du Guide, rendit innocemment par Askilman Beta, pour réaliser — bien plus tard — que ce nom anodin entrait en ligne de compte dans la trame sous la forme d'un jeu de mots. On l'aura noté, je suis fervent lecteur du Guide dans les deux langues, et j'ai bien sûr le coffret Denoël des cinq volumes accompagnés du "Surtout pas de panique" dans lequel le traducteur du Guide, quoi qu'il en dise, se livre à une thérapie d'autant plus libératrice qu'il n'avait pas à payer pour la faire, et dans ce guide du Guide, il consacre à la traduction des noms un long passage sous-titré "la querelle des Flintstone et des Cailloux" -- passage d'où j'ai tiré les exemples qui précèdent. Aussi, lorsque j'ai attaqué la traduction d'Eerie Cuties, me suis-je immédiatement posé la question de la traduction des noms -- enfin, pas tout à fait immédiatement : Layla et Nina Delacroix ne posaient pas réellement de problèmes de transcription du sens ni — j'espère — de jeu de mot cryptique. C'est arrivé à Kade WhiteClaw que le problème s'est posé à moi, avec une facette ajoutée à celles que j'avais retenues de la lecture de Surtout pas de Panique : dans un dialogue en français, un nom en langue étrangère détone, au point d'ailleurs que les typographes, conscients de son étrangeté, le rendent souvent en italique. Si ce nom a acquis une notoriété culturelle, no problemo ; mais s'il n'est pas connu, c'est comme un imparfait du subjonctif dans un rap : on ne peut pas réellement lui reprocher sa présence, mais il n'est manifestement pas à sa place. Du coup, et après en avoir discuté avec Gisèle puisque j'ai la chance que l'auteur original parle français, j'ai décidé de laisser Kade tel quel (la sonorité n'étant pas si étrangère à mon oreille qu'elle nécessitât une transcription) mais de transcrire Whiteclaw en Blancgriffé. Noter que je n'ai tout de même pas "ajouté l'insulte à l'injure" : j'ai rejeté le servile "Blanchegriffe" qui faisait trop catalogue d'accessoire pour chat à mon goût, et trop traduit, justement. Depuis, j'ai rencontré d'autres occasions de (devoir) transcrire les noms : Quand le professeur Purvice fait l'appel, il désigne Chloé par "Chloe Love". Je n'avais pas le choix quant au fond : il fallait que ce soit le prénom et le nom de famille, et j'allais donc devoir trouver un nom de famille qui maintienne le sens premier d'amour tout en laissant passer l'équivoque de l'apostrophe : Love est un petit nom affectueux qu'on ajoute derrière un prénom. Exit donc "Chloé Amour" (qui ne se dirait pas en français), "Chloé Damour" (qui pouvait passer, d'aucuns qualifiant leur compagne de "ma <inscrivez-le-nom> d'amour", mais sans le "ma", me paraissait artificiel). Chloé Chérie a finalement gagné à la corde, avec en prime pour mon esprit tortueux un côté "couple établi" qui ne peut que faire honte à un(e) succube et expliquer, un peu plus, son mal-être... De même, lorsque Brooke Lynn est apparue dans le titre du chapitre trois, mon sens d'araignée de traducteur m'a alerté : Brooke Lynn, Brooklyn... Après avoir vérifié auprès de Giz qu'il y avait bien un jeu de mots et obtenu la promesse solennelle que ça n'allait pas se compliquer davantage que dans le titre, j'ai dû compenser mon faible goût en histoire, apprendre un peu de celle des Etats-Unis, et faire des recherches... deux fois. La première, pour apprendre ce que la bataille de Brooklyn pouvait véhiculer comme sens : qui contre qui, pour quel enjeu, et quelle issue... La seconde, pour trouver une bataille équivalente pour un Français. Enfin, pour un Français qui soit meilleur que moi en Histoire. De là est née Alex Andrie, qui transcrit pêle-mêle le caractère androgyne, le jeu de mot, le sens général de la référence... et mon goût pour la complication, sans doute. Pour autant, il y a des noms que je n'ai pas ou peu transcrits, parfois par chance (quel besoin de transcrire Jeffrey quand son nom est déjà un jeu de mots en français ?) ou parce que rien ne le nécessitait (Blair, a priori, se prononce sans problème en français, n'a pas de sens caché du moins je l'espère, et d'éventuelles mais peu solides relations avec Blair Witch ne posent pas de problème puisque le titre du film, lui, n'a pas été totalement transcrit en français)... ou parce que le travail était fait d'avance (Purvis devenant sans grand effort Purvice, qui rend parfaitement la dualité du personnage) ! Le tout se complique d'un autre aspect : le délai. Au fur et à mesure de mon travail de rattrapage, j'en arrive, enfin, à n'avoir qu'une semaine de décalage avec Eerie Cuties. Mais du coup, je dois travailler à vue, contrairement à un traducteur de livre, qui dispose dès le départ de tout l'ouvrage ; et encore, même dans ce cas, on peut toujours tomber sur un Stavromula... Voilà quelques exemples qui montrent, j'espère, combien en traduction on ne peut pas simplement dire "traduire les noms, c'est Mal". Le Guide serait-il ce qu'il est si son traducteur y avait laissé les noms tels quels en français ? Ensorcelantes Créatures serait-il ce que non rien finalement. Et puis, ça donne matière à réflexion et discussion sur la traduction, ce qui est aussi un objectif d'Ensorcelantes Créatures, et sur ce point, je suis très heureux que ce commentaire m'ait permis de (tenter de) lancer la discussion : lecteurs, lâchez-vous, je suis sûr que vous avez de nombreuses anecdotes sur la transcription des noms à partager ! P.S. J'en profite pour remercier une fois de plus Jean Bonnefoy (vous pensiez que le titre de ce billet était gratuit ?), traducteur du Guide mais aussi interlocuteur toujours aimable et jamais avare de conseils envers ceux qui lui écrivent, quand bien même il aurait pu, depuis le temps, finir par s'en fatiguer... Qu'il sache qu'il y a peu de gens que j'arrive à admirer, et qu'il en fait partie.
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WedgeR7
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Il y a 34 semaines 1 jour
Maieuhna
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Il y a 37 semaines 18 heures
lydia
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Il y a 39 semaines 1 jour
Benoit
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Il y a 50 semaines 5 jours
Raphael208
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Il y a 1 an 1 semaine
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Oui bon d'accord.
J'avoue avoir laissé le précédent message à la va vite, sans réfléchir.
J'ai du être marqué quand j'étais môme par l'infame doublage en français de Starwars Ep IV. Yan au lieu de Han et je ne parle meme pas de Chewbacca.Y avait il besoin de traduire Baggins par Sacquet ? et que dire de "Bilbon" et "Frodon" ? Bilbo et Frodo ca ne faisait pas français ?
A ma décharge je lis Eerie Cuties comme Ma3 et SB en anglais (ou dans le mélange des deux langues utilisé par Didi). Et là CoeurLoup/CoeurDeLoup pour Wolfheart, sur le coup, beurk. (Ce n'est que mon avis) De même que Whiteclaw, qui pourtant supporte une traduction simple : "Griffe-Blanche". Non ? un chat-garou qui a des griffes blanches (Kade.....).
Pourquoi je n'aime pas la traduction des noms propres ? Je suis loin d'être bilingue et lorsque je pense repérer un jeu de mot, je cherche, je google jusqu'à saisir la référence. Et c'est cette "seconde lecture" qui justement me plait.
Dans certains cas les traducteurs choississent de ne pas traduire les noms propres, quitte à faire une N.D.T éclaircissant le point.
Bonne continuation.
Tom.
Ne pas transcrire les noms arrive aussi en effet :)
(le commentaire de Tom se suffisait à lui-même et n'avait pas besoin de réponse, mais un commentaire plus récent m'ayant remis en mémoire cette discussion, j'en profite pour la compléter)
Justement, un cas s'est présenté à moi non pas dans EC mais dans MC où l'on retrouve Tiffany Winters, apparue initialement dans EC, et dont je n'avais déjà pas transcrit le nom ; et c'est tant mieux, parce qu'elle a un frère dont le prénom complète la référence à Buffy, et aurait ruiné toute transcription !
Remerciant une fois de plus Jean Bonnefoy qui a eu la gentillesse d'expérimenter pour nous les affres de la transcription prématurée (cf le Stavromula Beta / Askilman Beta qu'il évoque dans le Surtout pas de Panique qui accompagnait l'intégrale du Guide en coffret), j'ai donc conservé le nom de Dusky tel quel, et recouru, comme Tom l'évoque, à cette Note du Traducteur que j'essaie d'éviter d'ordinaire.